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Syrie: nouvel assaut meurtrier sur Homs
06/02 | 22h16 GMT
DAMAS (AFP) - L'armée syrienne a lancé lundi un nouvel assaut sur Homs, haut lieu de la contestation, faisant 42 morts et des dizaines de blessés, selon des militants, au moment où le blocage reste entier au sein de la communauté internationale face au conflit en Syrie.
DAMAS (AFP) - L'armée syrienne a lancé lundi un nouvel assaut sur Homs, haut lieu de la contestation, faisant 42 morts et des dizaines de blessés, selon des militants, au moment où le blocage reste entier au sein de la communauté internationale face au conflit en Syrie.
Cette nouvelle offensive, démentie encore une fois par le régime, survient à la veille d'une visite à Damas du chef de la diplomatie
russe
, Sergueï Lavrov, dont le pays a opposé samedi, avec la Chine, son veto contre une résolution de l'ONU
condamnant
la répression en Syrie.
Au total, les violences ont fait au moins 79 morts lundi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Quarante-deux civils ont été tués par les forces du régime à Homs (centre), et dix autres dans un bombardement à Rastan, dans la province de Homs, selon cette source.
Dans le même temps, des centaines de blindés ont lancé un assaut contre Zabadani, près de Damas, où trois personnes ont été tuées, selon l'OSDH, qui décompte un total de 15 morts dans la région de Damas.
En outre, trois officiers ont été tués dans l'attaque d'un barrage militaire à Idleb, a annoncé l'agence officielle Sana.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a exhorté la communauté internationale à "agir vite" pour "empêcher un nouveau massacre" à Homs, où un pilonnage avait fait plus de 230 morts samedi selon les militants.
Le régime a imputé les violences à des "gangs terroristes", comme il le fait depuis le début il y a près de 11 mois de la révolte qu'il cherche à étouffer, au prix d'au moins 6.000 morts selon les militants.
Les troupes qui encerclent et attaquent Homs depuis des mois ont bombardé aux roquettes et aux obus plusieurs quartiers de "la capitale de la révolution".
"C'est la première fois que nous subissons une telle attaque", a déclaré Omar Chaker, un militant joint par l'AFP depuis Beyrouth, alors que le bruit des bombardements retentissait clairement au téléphone.
"Plusieurs maisons sont transformées en hôpitaux de fortune où les blessés reçoivent les premiers secours mais nous ne sommes pas bien équipés", a-t-il ajouté.
Un des hôpitaux de campagne a été touché, selon l'opposition. Des vidéos diffusées sur internet montrent des corps parfois en sang gisant dans la rue parmi les cris et les pleurs.
Le CNS a appelé la communauté internationale à "protéger les civils syriens d'une guerre d'extermination sous couvert du silence et de la complicité" de ceux qui ont fait barrage à la résolution de l'ONU.
La Russie, alliée de Damas, et la Chine ont opposé leur veto samedi, le deuxième depuis le début de la révolte, à un projet de résolution condamnant la répression, présenté par l'Occident et les Arabes.
M. Lavrov a dénoncé la réaction "indécente et hystérique" de l'Occident au veto, expliquant l'avoir opposé parce que la résolution ne mentionnait pas la nécessité pour l'opposition de se distancer "des extrémistes armés".
Moscou a dit vouloir "faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie et plaidé pour des "réformes démocratiques indispensables", même si l'opposition réclame avant tout un départ du président Bachar al-Assad.
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a averti Damas que ce blocage ne lui donnait aucun droit d'accentuer la répression.
Après l'échec des efforts diplomatiques à l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne ont annoncé vouloir renforcer les sanctions contre le régime, tandis que Londres a dit réfléchir à "d'autres moyens de faire pression" sur lui.
La Grande-Bretagne et la Belgique ont rappelé leurs ambassadeurs à Damas, tandis que Washington a fermé son
ambassade
, confiant à la Pologne la tâche de le représenter en Syrie.
Le Trésor américain va envoyer un responsable chargé de la lutte contre le financement du terrorisme à Moscou pour y évoquer les sanctions contre la Syrie.
Mais le président américain a plaidé contre une intervention militaire.
"Il est important de résoudre (la crise) sans recourir à une intervention militaire extérieure et je pense que c'est possible", a déclaré Barack Obama à la chaîne NBC.
Son porte-parole Jay Carney a affirmé, sans toutefois citer Pékin ou Moscou, que certains "ne devraient pas essayer de parier sur le régime Assad, c'est un pari perdu d'avance", car M. Assad n'a qu'un contrôle "au mieux, très limité" de son pays.
Le département d'Etat a renchérit, espérant que M. Lavrov fasse de sa visite mardi une "occasion pour faire bien comprendre au régime Assad combien il est isolé".
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a reçu le président du CNS Burhan Ghalioun, lui exprimant le "soutien" de Paris.
Il a également évoqué avec des responsables arabes la constitution d'un "Groupe des amis de la Syrie".
Le CNS a appelé à encercler les ambassades de Syrie à travers le monde. Une manifestation a eu lieu à Alger où un imposant dispositif de sécurité a maintenu les protestataires à distance de la représentation syrienne.
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Syrie: nouvel assaut meurtrier sur Homs
06/02 | 22h16 GMT
DAMAS (AFP) - L'armée syrienne a lancé lundi un nouvel assaut sur Homs, haut lieu de la contestation, faisant 42 morts et des dizaines de blessés, selon des militants, au moment où le blocage reste entier au sein de la communauté internationale face au conflit en Syrie.
DAMAS (AFP) - L'armée syrienne a lancé lundi un nouvel assaut sur Homs, haut lieu de la contestation, faisant 42 morts et des dizaines de blessés, selon des militants, au moment où le blocage reste entier au sein de la communauté internationale face au conflit en Syrie.
Cette nouvelle offensive, démentie encore une fois par le régime, survient à la veille d'une visite à Damas du chef de la diplomatie
russe
, Sergueï Lavrov, dont le pays a opposé samedi, avec la Chine, son veto contre une résolution de l'ONU
condamnant
la répression en Syrie.
Au total, les violences ont fait au moins 79 morts lundi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Quarante-deux civils ont été tués par les forces du régime à Homs (centre), et dix autres dans un bombardement à Rastan, dans la province de Homs, selon cette source.
Dans le même temps, des centaines de blindés ont lancé un assaut contre Zabadani, près de Damas, où trois personnes ont été tuées, selon l'OSDH, qui décompte un total de 15 morts dans la région de Damas.
En outre, trois officiers ont été tués dans l'attaque d'un barrage militaire à Idleb, a annoncé l'agence officielle Sana.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a exhorté la communauté internationale à "agir vite" pour "empêcher un nouveau massacre" à Homs, où un pilonnage avait fait plus de 230 morts samedi selon les militants.
Le régime a imputé les violences à des "gangs terroristes", comme il le fait depuis le début il y a près de 11 mois de la révolte qu'il cherche à étouffer, au prix d'au moins 6.000 morts selon les militants.
Les troupes qui encerclent et attaquent Homs depuis des mois ont bombardé aux roquettes et aux obus plusieurs quartiers de "la capitale de la révolution".
"C'est la première fois que nous subissons une telle attaque", a déclaré Omar Chaker, un militant joint par l'AFP depuis Beyrouth, alors que le bruit des bombardements retentissait clairement au téléphone.
"Plusieurs maisons sont transformées en hôpitaux de fortune où les blessés reçoivent les premiers secours mais nous ne sommes pas bien équipés", a-t-il ajouté.
Un des hôpitaux de campagne a été touché, selon l'opposition. Des vidéos diffusées sur internet montrent des corps parfois en sang gisant dans la rue parmi les cris et les pleurs.
Le CNS a appelé la communauté internationale à "protéger les civils syriens d'une guerre d'extermination sous couvert du silence et de la complicité" de ceux qui ont fait barrage à la résolution de l'ONU.
La Russie, alliée de Damas, et la Chine ont opposé leur veto samedi, le deuxième depuis le début de la révolte, à un projet de résolution condamnant la répression, présenté par l'Occident et les Arabes.
M. Lavrov a dénoncé la réaction "indécente et hystérique" de l'Occident au veto, expliquant l'avoir opposé parce que la résolution ne mentionnait pas la nécessité pour l'opposition de se distancer "des extrémistes armés".
Moscou a dit vouloir "faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie et plaidé pour des "réformes démocratiques indispensables", même si l'opposition réclame avant tout un départ du président Bachar al-Assad.
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a averti Damas que ce blocage ne lui donnait aucun droit d'accentuer la répression.
Après l'échec des efforts diplomatiques à l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne ont annoncé vouloir renforcer les sanctions contre le régime, tandis que Londres a dit réfléchir à "d'autres moyens de faire pression" sur lui.
La Grande-Bretagne et la Belgique ont rappelé leurs ambassadeurs à Damas, tandis que Washington a fermé son
ambassade
, confiant à la Pologne la tâche de le représenter en Syrie.
Le Trésor américain va envoyer un responsable chargé de la lutte contre le financement du terrorisme à Moscou pour y évoquer les sanctions contre la Syrie.
Mais le président américain a plaidé contre une intervention militaire.
"Il est important de résoudre (la crise) sans recourir à une intervention militaire extérieure et je pense que c'est possible", a déclaré Barack Obama à la chaîne NBC.
Son porte-parole Jay Carney a affirmé, sans toutefois citer Pékin ou Moscou, que certains "ne devraient pas essayer de parier sur le régime Assad, c'est un pari perdu d'avance", car M. Assad n'a qu'un contrôle "au mieux, très limité" de son pays.
Le département d'Etat a renchérit, espérant que M. Lavrov fasse de sa visite mardi une "occasion pour faire bien comprendre au régime Assad combien il est isolé".
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a reçu le président du CNS Burhan Ghalioun, lui exprimant le "soutien" de Paris.
Il a également évoqué avec des responsables arabes la constitution d'un "Groupe des amis de la Syrie".
Le CNS a appelé à encercler les ambassades de Syrie à travers le monde. Une manifestation a eu lieu à Alger où un imposant dispositif de sécurité a maintenu les protestataires à distance de la représentation syrienne.
Monde
Syrie: nouvel assaut meurtrier sur ...Grève dans le secteur aérien: vers une nouvelle journée perturbée mardi
06/02 | 19h13 GMT
PARIS (AFP) - Retards et annulations en série ont affecté lundi les aéroports français, mais sans provoquer de pagaille, au premier jour d'un conflit dans l'aérien marqué par une forte mobilisation des pilotes d'Air France, qui a annoncé de plus nombreuses annulations pour mardi.
PARIS (AFP) - Retards et annulations en série ont affecté lundi les aéroports français, mais sans provoquer de pagaille, au premier jour d'un conflit dans l'aérien marqué par une forte mobilisation des pilotes d'Air France, qui a annoncé de plus nombreuses annulations pour mardi.
Les syndicats de l'aérien s'opposent au gouvernement qui veut, via une proposition de loi, encadrer davantage les conditions d'exercice du droit de grève dans ce secteur.
Air France a annoncé prévoir pour mardi seulement 50% de ses vols long-courriers et 70% de ses courts et moyens-courriers, en incluant l'activité de ses filiales (Régional, Brit Air).
Lundi, après des annulations préventives effectuées ce week-end, elle avait dû annuler "à chaud" des vols mais dit avoir réalisé plus de 75% de son programme moyen courrier. 85% du programme long-courrier a été réalisé.
Une source aéroportuaire avait indiqué à l'AFP qu'au total 126 annulations avaient été programmées dès dimanche soir sur 1.190 mouvements (décollage et atterrissage) prévus lundi à Roissy et Orly.
A Roissy, quelques annulations "à chaud" ont touché des vols vers Genève, Naples, Istanbul et Rio, a constaté une journaliste de l'AFP; easyJet a également annulé cinq départs lundi matin au départ de Charles-de-Gaulle.
A Toulouse, Nantes, Marseille, Montpellier, Nice, Strasbourg, Lille ou Lyon, de très nombreux vols ont été retardés ou annulés mais sans provoquer de file d'attente ou de pagaille. Parfois, la météo s'est ajoutée à la grève comme à Lyon, où 4 des 13 annulations étaient imputables à la neige.
Réunissant des personnels au sol (bagagistes, agents de sûreté, agents d'escale), sous-traitants des compagnies, deux manifestations ont eu lieu à Roissy et Orly à l'appel des syndicats d'entreprises telles que Alyzia, WFS, 3S ou Europe Handling.
Selon le principal syndicat de pilotes, le SNPL, le taux de grévistes chez les pilotes d'Air France était supérieur à 50% lundi. La direction a indiqué ne pas communiquer de taux de grévistes "lors d'un conflit en cours". Un syndicaliste chez les hôtesses et stewards a indiqué que la mobilisation était "forte chez les pilotes, moyenne ailleurs".
La quasi-totalité des syndicats de l'aérien - pilotes, hôtesses et stewards, personnels au sol, prestataires - avait appelé à se mobiliser de lundi à jeudi contre le texte du député UMP Eric Diard.
texte
Il impose notamment aux grévistes, sous peine de sanction, de se déclarer individuellement 48 heures à l'avance. Chaque gréviste devra aussi dire sa volonté de reprendre le travail 24 heures à l'avance et les compagnies devront communiquer des prévisions de trafic 24 heures en amont.
Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a réaffirmé lundi sa "volonté d'aller jusqu'au bout" après le vote fin janvier en première lecture à l'Assemblée. L'examen au Sénat est prévu le 15 février, avant un retour devant les députés.
L'objectif est d'instaurer, comme à la SNCF et à la RATP, un "service garanti" qui est en fait un service optimisé en fonction des moyens humains disponibles.
Pour les syndicats, ce texte vise "à limiter le droit de grève" dans un secteur privé et sans monopole.
Pour le SNPL, "le but du jeu, c'est de faire prendre conscience au gouvernement de la mobilisation et de la nécessité d'amender la proposition de loi", a déclaré son président Yves Deshayes.
Air France a de nouveau invité ses passagers à différer les voyages prévus d'ici au 10 février et a envoyé lundi "25.000 mails ou SMS pour prévenir ses clients" des annulations et reports.
Cette information en amont, associée à des facilités pour décaler son billet, a permis de fluidifier la situation dans les aéroports.
France
Grève dans le secteur aérien: vers une nouvelle journée perturbée ...La consommation électrique française a frôlé son record, sans le battre
06/02 | 20h26 GMT
PARIS (AFP) - La France a frôlé lundi son record de consommation d'électricité sous l'effet des températures glaciales, sans que le réseau électrique ne subisse de pépins, alors que le Var et les Alpes-Maritimes avaient été placés en "alerte rouge" par crainte de coupures.
PARIS (AFP) - La France a frôlé lundi son record de consommation d'électricité sous l'effet des températures glaciales, sans que le réseau électrique ne subisse de pépins, alors que le Var et les Alpes-Maritimes avaient été placés en "alerte rouge" par crainte de coupures.
RTE, filiale d'EDF qui gère le réseau haute tension national, a enregistré une consommation d'environ 96.300 mégawatts (MW) à l'heure de pointe (19H), manquant ainsi de peu le précédent sommet établi à la mi-décembre 2010 (96.710 MW). Jeudi dernier, elle avait déjà presque failli battre ce record.
Aucun incident notable n'a été signalé sur le réseau électrique. Si EDF et les autorités avaient écarté tout risque de "black-out" national, grâce à la forte disponibilité du parc de réacteurs nucléaires, le Var et les Alpes Maritimes avaient été placés en "alerte rouge" face à un "risque réel" de coupures localisées, tandis que la Bretagne était en "alerte orange".
Ces régions, maintenues pour mardi en "alerte orange", sont particulièrement sensibles aux risques de coupures, car elles ne produisent qu'une fraction du courant qu'elles utilisent. Ce qui les oblige à importer des électrons d'autres régions et met leurs lignes électriques à rude épreuve. Leurs habitants avaient donc été invités à réduire leur consommation pour éviter tout problème.
Ces appels à la modération ont peut-être porté leurs fruits, car RTE avait prédit que le sommet de fin 2010 serait dépassé ce lundi d'environ 1.000 mégawatts. Mais ce record pourrait toutefois finir par être dépassé mardi : RTE anticipe une consommation de 98.200 mégawatts à 19H00 ce jour-là, mais cette prévision sera affinée en fonction des prévisions météo.
"Les prévisions météorologiques confirment le maintien de températures 9 à 10 degrés inférieures aux normales saisonnières dans les prochains jours. Il faut donc que nous restions tous mobilisés pour assurer la sécurité d'approvisionnement électrique de l'ensemble des Français", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Energie Eric Besson.
- précarité énergétique -
Le bond de la consommation électrique a par ailleurs relancé les critiques sur le modèle énergétique français, l'Observatoire du nucléaire accusant les autorités de ne pas admettre "la faillite de leur stratégie basée sur le nucléaire et le chauffage électrique", principale cause des pics.
Mais M. Besson a répliqué que si la France avait fermé la moitié de ses réacteurs, "comme le demandent François Hollande et Eva Joly", elle serait aujourd'hui obligée d'importer massivement du gaz de Russie (actuellement 3e fournisseur de GDF Suez, derrière la Norvège et les Pays-Bas), la faute au rendement faible ou nul des centrales éoliennes et solaires aux heures de pointe.
"Notre socle d'énergie nucléaire, c'est ce qui permet à la France et aux Français de ne pas dépendre de la Russie pour leur chauffage et leur électricité", a-t-il dit lors d'une visite du centre de contrôle de RTE à Saint-Denis, près de Paris.
Le géant gazier russe Gazprom avait admis ce week-end avoir réduit ses livraisons de gaz à l'Europe, pour satisfaire en priorité la demande nationale. Par ailleurs, le froid a ravivé le débat sur la "précarité énergétique", qui frappe des millions de ménages.
Le gouvernement a assuré la semaine dernière que l'attribution automatique des tarifs sociaux de l'énergie à tous les foyers qui y ont droit était bien applicable depuis le 1er janvier, comme il s'y était engagé. Et ce, même si le décret encadrant ce dispositif n'est pas encore paru, ce qui avait suscité l'inquiétude d'élus.
De plus, le patron d'EDF Henri Proglio a promis qu'aucun ménage ne serait privé de courant pendant cette vague de froid. "Nous ne couperons aucun Français, aucun consommateur pendant la période de grand froid", a-t-il réaffirmé lundi.
Economie/Finances
La consommation électrique française a frôlé son record, sans le ...Merkel vient soutenir Sarkozy à Paris en pleine campagne présidentielle
06/02 | 22h15 GMT
PARIS (AFP) - La chancelière Angela Merkel a apporté lundi un soutien politique de poids au futur candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy, lors d'un conseil des ministres franco-allemand où les deux dirigeants ont pressé la Grèce de boucler les tractations sur sa survie financière.
PARIS (AFP) - La chancelière Angela Merkel a apporté lundi un soutien politique de poids au futur candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy, lors d'un conseil des ministres franco-allemand où les deux dirigeants ont pressé la Grèce de boucler les tractations sur sa survie financière.
Dès l'issue de l'entretien qui ouvre rituellement la réunion annuelle des deux gouvernements, Mme Merkel a donné, devant la presse, le petit coup de pouce électoral attendu par le chef de l'Etat, donné largement perdant de la course à l'Elysée à moins de 80 jours du premier tour.
"Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans, car nous appartenons à des partis amis", a lancé Mme Merkel en rappelant que le président français était venu lui prêter main forte en participant en 2009 à une de ses réunions publiques à Berlin, quelques mois avant sa reconduction à la chancellerie. "C'est tout à fait normal", a-t-elle insisté.
Affaibli par la dégradation financière infligée à la France, mais pas à l'Allemagne, Nicolas Sarkozy a apprécié le geste "d'amitié" et de "confiance" de sa partenaire. Avant de saisir le prétexte du nouvel accord européen de discipline budgétaire pour porter le fer contre son futur rival socialiste François Hollande, qui souhaite le renégocier.
"Quand l'Allemagne signe un traité, quand la France signe un traité, ils engagent le peuple allemand et le peuple français", a-t-il lancé, "c'est un engagement d'Etat, ce n'est pas un engagement politicien".
Le traité de "Maastricht (1993), c'était François Mitterrand", a-t-il rappelé, "imaginez qu'au prétexte que François Mitterrand était socialiste, Jacques Chirac, qui lui a succédé, aurait dû dire: +ce traité était mauvais par le seul fait que mon prédécesseur était de gauche+". "Ce n'est pas comme ça qu'on dirige une grande nation", a-t-il insisté.
Nicolas Sarkozy en a également profité pour justifier ses références répétées au "modèle allemand", notamment pour défendre l'instauration d'une TVA sociale. Un choix approuvé par un Français sur deux, selon un sondage Harris Interactive publié lundi, mais qui agace la gauche. "Nous ne les jalousons pas, nous voulons nous en inspirer", a plaidé le président.
Les deux dirigeants ont renouvelé l'exercice en soirée lors d'un entretien croisé diffusé sur les chaînes France 2 et ZDF. "Quand quelqu'un pour qui vous avez de l'amitié et que vous admirez dit +je soutiens l'action qui est la vôtre+, ça me fait plaisir", a confié Nicolas Sarkozy.
Conciliante, Angela Merkel s'est, elle, refusée à envisager un conflit avec François Hollande sur la règle d'or de retour à l'équilibre budgétaire, que le candidat du PS refuse d'inscrire dans la Constitution. "Je ne pense pas qu'une plainte devant la Cour européenne sera nécessaire", a-t-elle jugé.
En déplacement à Dijon, François Hollande a accueilli par l'ironie le soutien de la chancelière au président candidat. "Que M. Sarkozy ait besoin de Mme Merkel en dit long sur sa situation", a-t-il moqué.
Outre cet échange de bons procédés politiques, le président et la chancelière ont pressé lundi la Grèce d'adopter rapidement le nouveau plan d'austérité indispensable à sa survie financière.
"Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement (...) le temps presse", a martelé M. Sarkozy. "Il ne peut y avoir de nouveau programme" d'aide financière à la Grèce "si elle ne conclut pas avec la troïka" (Union européenne-FMI), a renchéri Mme Merkel.
Sur le plan bilatéral, Paris et Berlin ont redit leur volonté de mettre en place un impôt commun sur les sociétés, afin de "créer une zone de stabilité en Europe", a dit le président français.
M. Sarkozy et Mme Merkel ont enfin adressé une mise en garde à la Russie, qui vient de mettre son veto avec la Chine à une résolution de l'ONU condamnant le régime syrien pour les massacres répétés commis contre sa population. La chancelière a appelé Moscou à "mesurer les conséquences" de son refus.
Un message que le président devait personnellement relayer au téléphone dans les jours qui viennent, selon l'Elysée, à son homologue russe Dmitri Medvedev.
Politique
Merkel vient soutenir Sarkozy à Paris en pleine campagne ...La fin de Megaupload fait les beaux jours de la TV de rattrapage
06/02 | 16h54 GMT
PARIS (AFP) - Après la fermeture de la plateforme de téléchargement Megaupload il y a deux semaines, les Français se sont davantage tournés vers les offres légales et gratuites de rattrapage des chaînes françaises, dont le trafic a explosé.
PARIS (AFP) - Après la fermeture de la plateforme de téléchargement Megaupload il y a deux semaines, les Français se sont davantage tournés vers les offres légales et gratuites de rattrapage des chaînes françaises, dont le trafic a explosé.
Le site Megaupload.com permettait d'héberger des fichiers et de les partager sur l'internet. Il offrait des milliers de films, séries, émissions de télévision ou chansons en libre accès, par téléchargement direct ou en "streaming", permettant une lecture en continu, sans téléchargement.
Le 20 janvier, quatre responsables du site basé à Hong Kong, dont le fondateur, alias Kim Dotcom, ont été interpellés à Auckland (Nouvelle-Zélande) sur la base de mandats d'arrêt délivrés par les Etats-Unis.
"Il semble que les utilisateurs de Megaupload sont venus voir les séries américaines sur nos offres gratuites et légales de TV replay. Depuis 15 jours, nous avons un trafic très important sur nos sites de TV replay", a déclaré lundi Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6 (M6, W9).
"Cela a été visible tout de suite" après la fermeture du site, a-t-il ajouté.
Le trafic sur W9 Replay a par exemple été multiplié par quatre, a dit M. de Tavernost. Une forte augmentation a également été constatée sur M6 Replay, a-t-il ajouté, sans la chiffrer.
En 2008, M6 a été la première chaîne française à proposer une offre de TV de rattrapage, ou "catch up TV".
Depuis, toutes les autres ont suivi. Le service est gratuit mais un clip publicitaire est diffusée avant et/ou pendant la consultation du programme, qui est traditionnellement disponible une semaine.
En 2011, 14,5 millions de personnes ont utilisé la télévision de rattrapage, soit 3,4 millions de plus qu'en 2010, selon Médiamétrie.
L'hyper-offre de l'illégal a éclipsé le légal
Comme M6, TF1 a constaté une augmentation de 40% sur mytf1.fr, son site de rattrapage, mais aussi pour son offre payante de vidéo à la demande (mytf1vod.fr).
"Concernant mytf1vod.fr, pendant les 15 jours suivant la fermeture de Megaupload (données Google Analytics), nous avons constaté une augmentation du trafic en nombre de visites, en visiteurs uniques et en pages vues qui a été multiplié par 2. Les actes d'achats ont également fortement progressé", relève la direction de TF1.
"L'hyper-offre de l'illégal a souvent éclipsé ces offres légales payantes", estime-t-on de même source.
"Quand on compare la semaine du 8 au 14 janvier, précédent la fermeture du site, et celle du 22 au 28 janvier, qui a suivi, le nombre de visiteurs uniques a augmenté de 17% sur notre site", confirme Patrick Suquet co-fondateur de la plateforme tv-replay.fr, qui regroupe tous les programmes de rattrapage proposés en France.
Le visionnage des séries en général a augmenté de 28% depuis le 20 janvier. Les séries américaines sont plébiscitées. Par exemple le trafic sur le policier "Castle" (France 2) a grimpé de 62%, celui sur "NCIS Los Angeles" (M6) de 70% et "Les Experts: Manhattan" (TF1) de 27%.
"Les gens se sont finalement rendus compte qu'ils pouvaient voir gratuitement des séries intéressantes grâce à ces offres légales", analyse M. Suquet.
"La fermeture de Megaupload, c'est juste un frein temporaire au piratage. Il y a déjà des successeurs à Megauplaud. Je suis assez sceptique", a de son côté déclaré Olivier Ruffin, fondateur de replay.fr, seconde plateforme française de télévision de rattrapage.
High Tech
La fin de Megaupload fait les beaux jours de la TV de ...Cing jeunes accordéonistes nord-coréens font un tabac sur YouTube
06/02 | 08h15 GMT
SEOUL (AFP) - La vidéo d'un groupe de cinq jeunes accordéonistes nord-coréens jouant avec entrain un tube pop des années 80, images rares provenant de ce pays communiste fermé au monde, a été visionnée quelque 320.000 fois sur le site YouTube en quelques jours.
SEOUL (AFP) - La vidéo d'un groupe de cinq jeunes accordéonistes nord-coréens jouant avec entrain un tube pop des années 80, images rares provenant de ce pays communiste fermé au monde, a été visionnée quelque 320.000 fois sur le site YouTube en quelques jours.
Assis sur des tabourets, sous un tableau représentant un paysage enneigé et flanqués sur leur gauche d'un gros pot de tournesols artificiels, les cinq jeunes étudiants de l'Ecole de musique Kum Song de Pyongyang jouent avec enthousiasme "Take on me", succès de 1985 du groupe norvégien a-ha.
Les images ont été filmées en décembre 2011 par Morten Traavik, un artiste norvégien qui effectuait alors une visite en Corée du Nord et qui a posé sur YouTube sa vidéo le 1er février.
La plupart des manifestations artistiques en Corée du Nord sont organisées autour du culte de la personnalité de la dynastie Kim, dont la troisième génération est au pouvoir depuis la mort de Kim Jong-Il le 17 décembre dernier.
Le concert du Nouvel an lunaire, en janvier, avait au programme "Cantate au camarade Kim Jong-Il" et "Vous nous manquez désespérément, général".
Morten Traavik a invité les cinq musiciens à jouer au Festival Barents Spektakel, du 8 au 12 février, mais on ignorait si l'invitation avait été acceptée.



