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Italie: état de catastrophe naturelle après le séisme, visite de Monti
22/05 | 15h30 GMT

©AFP / Giuseppe Cacace
L'état de catastrophe naturelle a été proclamé mardi dans la région du nord-est de l'Italie frappée par le séisme de dimanche où plus de 5.000 personnes, sans toit ou réticentes à l'idée de rentrer chez elles, sont hébergées dans des campements de fortune.

©AFP / Giuseppe Cacace
Des personnes sinistrées dans un refuge après le séisme à Finale Emilia, le 21 mai 2012 en Italie
ROME (AFP) - L'état de catastrophe naturelle a été proclamé mardi dans la région du nord-est de l'Italie frappée par le séisme de dimanche où plus de 5.000 personnes, sans toit ou réticentes à l'idée de rentrer chez elles, sont hébergées dans des campements de fortune.
Le conseil des ministres, réuni dans l'après-midi à Rome, a décrété pour une durée de 60 jours l'état de catastrophe naturelle dans la zone située entre Modène et Ferrare, afin d'accélérer les procédures administratives pour la reconstruction et l'aide aux sinistrés.
Il a aussi affecté 50 millions d'euros dans un premier temps aux opérations d'aide et d'assistance dans cette zone, selon un communiqué du gouvernement italien. En outre, les propriétaires d'habitations et d'entreprises endommagées dans la zone seront provisoirement exonérés de la taxe immobilière.

©AFP / Pierre Teyssot
La tour de l'horloge détruite par le séisme qui a touché la région de Ferrare, le 20 mai 2012 à Finale Emilia
Plus de cinquante secousses de magnitude supérieure à 2 ont été enregistrées depuis lundi à 20H00 GMT, dont deux qui ont dépassé la magnitude 3, selon le département de sismologie de l'Institut de géophysique italien (INGV).
Nombreux sont les évacués qui ont passé la nuit dans leurs voitures, garées sur des parkings de supermarchés ou des places publiques, le plus loin possible de tout immeuble, de crainte que des murs ne s'écroulent. D'autres ont été hébergés dans des centres d'accueil improvisés dans des salles des fêtes, des gymnases ou sous des tentes.
"Jusqu'à présent, le pourcentage de maisons jugées inhabitables est extrêmement bas", a déclaré Demetrio Egidi, directeur de la protection civile en Emilie-Romagne, la région touchée par le séisme, pendant que de nombreuses équipes de pompiers et d'ingénieurs effectuent sans discontinuer des contrôles sur les
habitations
.
"Nous espérons qu'une fois tranquillisées d'un point de vue psychologique, de nombreuses personnes rentreront dans leurs propres maisons", a-t-il ajouté, précisant que, de toute manière, la protection civile avait organisé des campements de fortune permettant d'accueillir jusqu'à 5.800 personnes.

©AFP
Carte de localisation de la région d'Emilie-Romagne où a eu lieu un tremblement de terre
Selon la protection civile, environ 5.300 personnes ne dorment pas actuellement chez elles et reçoivent une assistance.
- contestation -
Le chef du gouvernement italien Mario Monti, qui s'est rendu dans la matinée dans la zone, a été conspué par une dizaine de personnes dans la bourgade de Sant'Agostino, la plus touchée par le séisme de dimanche, où il était venu exprimer la solidarité du gouvernement.
Ces personnes l'ont hué et sifflé pour, ont-elles expliqué, contester le niveau élevé des taxes et autres impôts en Italie, entrée en récession fin 2011 et à laquelle il a appliqué une sévère cure d'austérité.
"Voleurs, honte à vous, restez chez vous !", a crié une habitante de cette localité d'environ 6.000 habitants au coeur de la riche région industrielle et agricole touchée par le séisme.
M. Monti a souligné vouloir, par sa visite, manifester "la solidarité du gouvernement à ces familles, à toute la population qui a été dureme
©AFP
Séisme en Italie: 4.000 déplacés et 24 répliques dans la nuit. Durée: 01:15
nt touchée aussi bien d'un point de vue émotif que dans ses activités quotidiennes".
Le séisme a provoqué pour plusieurs "centaines de millions d'euros" de dégâts dans l'industrie de cette région très dynamique, selon le patronat loca D'après elle, 200 entreprises de la région ont durement souffert et au moins 2.000 salariés vont se retrouver aul.
"Les dommages directs aux entreprises ne sont pas inférieurs à plusieurs centaines de millions d'euros", a estimé lundi soir la branche locale de l'organisation patronale Confindustria. chômage technique ces prochaines semaines.
Le quotidien économique Il Sole 24 Ore évalue le montant des dégâts infligés à l'économie locale à 500 millions d'euros.
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Quelques exemples
Ayrault présentera mercredi en Conseil des ministres un "calendrier social"
22/05 | 14h14 GMT

©AFP / Fred Dufour
Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi qu'il présenterait lors du Conseil des ministres de mercredi le "calendrier social" pour les semaines à venir, ainsi que "la méthode de concertation", soulignant que le gouvernement était déjà "en action" et le "changement perceptible".

©AFP / Fred Dufour
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault (d) et la première secrétaire du PS Martine Aubry (g) à l'Assemblée nationale le 22 mai 2012 à Paris
PARIS (AFP) - Jean-Marc Ayrault a indiqué mardi qu'il présenterait lors du Conseil des ministres de mercredi le "calendrier social" pour les semaines à venir, ainsi que "la méthode de concertation", soulignant que le gouvernement était déjà "en action" et le "changement perceptible".
Devant la presse, Jean-Marc Ayrault avait auparavant signalé que les décrets d'attribution des ministres seraient pris lors de ce même Conseil.
"Ma volonté rejoint celle du président de la République. Nous voulons remettre la France en mouvement. (...) J'annoncerai demain (mercredi) à l'occasion du Conseil des ministres le calendrier social", a-t-il ensuite affirmé devant les députés socialistes, lors d'une brève introduction ouverte à la presse.
"Je crois à l'utilité des corps intermédiaires", a ajouté le Premier ministre, notant qu'il préciserait également mercredi "la méthode sur la concertation". Il a aussi évoqué "le respect qui vaut pour les représentants de la société civile", "pour le Parlement comme pour tous les élus de notre territoire".
Au côté de la première secrétaire Martine Aubry et devant plusieurs ministres députés sortants, Jean-Marc Ayrault a souligné que "le président comme le gouvernement" s'était déjà "mis en action".
"Le changement, il est déjà perceptible. Le climat du débat politique a vraiment changé", a-t-il avancé.
Dans la foulée du séjour aux Etats-Unis de François Hollande, qui a participé à des sommets du G8 et de l'Otan et a rencontré Barack Obama, M. Ayrault a assuré que "les lignes bougent" et que "la parole de la France est entendue".
Le chef du gouvernement a dramatisé l'enjeu des législatives des 10 et 17 juin, en ciblant le risque d'une cohabitation en cas de succès de la droite.
Il a évoqué, dans ce cas de figure, "l'affaiblissement de la France face à nos partenaires en Europe et dans le monde" et "surtout l'application du programme de la droite (...) qui prévoit dès l'automne prochain une augmentation de la TVA", ou encore, selon lui, une nouvelle baisse des effectifs dans l'Education. "Et puis ça serait aussi l'austérité généralisée", a-t-il fait valoir.
"Voilà ce que nous avons à répéter et ce que nous allons répéter jour après jour" durant la campagne, a-t-il affirmé, plaidant pour "une "majorité parlementaire, forte, solide et cohérente" à l'issue du scrutin.
L'ancien patron des députés socialistes a également évoqué le "bonheur" qu'il avait connu en conduisant leurs travaux "pendant trois législatures", soit 15 ans.
Jean-Marc Ayrault a en outre salué "le dévouement et le désintéressement" de Martine Aubry, qui venait de louer les débuts du gouvernement et d'argumenter sur l'importance d'un succès "le plus large possible" en juin.
"En quelques jours, le gouvernement, le président ont montré non seulement que le changement était possible, mais qu'il est déjà là", a estimé Mme Aubry.
"Maintenant il faut donner l'élan", a-t-elle argué. Parlant de "message clair et simple", la maire de Lille a prévenu qu'en l'absence de "majorité à l'assemblée, le changement est fini".
Réaffirmant sa loyauté, une semaine après être restée à la porte du gouvernement, Martine Aubry a souligné: "Quand on joue collectif, on gagne. Si on ne joue pas collectif, on ne gagne pas".

Politique
Ayrault présentera mercredi en Conseil des ministres un "calendrier ...Avant le sommet européen, les euro-obligations divisent toujours Paris et Berlin
22/05 | 16h26 GMT

©AFP / David Gannon
Français et Allemands continuaient mardi d'afficher leur désaccord sur la création d'euro-obligations à la veille d'un sommet européen informel qui devrait néanmoins consacrer le rapprochement de leurs points de vue sur l'articulation entre croissance et discipline budgétaire.

©AFP / David Gannon
Les ministres des Finances allemand Wolfgang Schäuble et français Pierre Moscovici, à Berlin le 21 mai 2012
BRUXELLES (AFP) - Français et Allemands continuaient mardi d'afficher leur désaccord sur la création d'
Dans son invitation aux chefs d'Etat et de gouvernement des 27, le président de l'UE, Herman Van Rompuy, les a encouragés à évoquer mercredi "sans tabou" les différentes options pour relancer la croissance en Europe, dans l'optique du sommet des 28 et 29 juin.
Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, le prenant au mot, a rappelé lundi que Paris allait "mettre sur la table" toutes les solutions, laissant entendre que le président François Hollande pourrait plaider pour la création d'euro-obligations.
M. Hollande peut profiter de la dynamique créée en faveur de la relance de la croissance, dans la foulée de son élection, estime une source européenne sous couvert d'anonymat. "Le G8 s'est plutôt bien passé pour lui, on sent qu'il y a un souffle, il a le vent en poupe", relève cette source.
Mais Berlin a aussitôt réaffirmé, en termes clairs et nets, son refus d'un tel instrument. "C'est notre position ferme et cela le sera aussi en juin", a déclaré mardi un responsable du gouvernement allemand, rappelant que ces euro-obligations, des titres de dettes communs à tous les pays de la zone euro, avec un seul taux d'intérêt et destinés à financer les budgets nationaux, sont illégales au regard des traités européens.
La position allemande ne semble toutefois pas décourager M. Moscovici, qui reconnaît un "désaccord majeur" sur ce sujet, mais souligne aussi qu'il existe "des compromis possibles".

©AFP / Saul Loeb
Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel au sommet de l'Otan à Chicago le 21 mai 2012
Ces compromis porteraient sur plusieurs propositions faites par la Commission européenne et reprises par M. Hollande, comme l'augmentation du capital de la Banque européenne d'investissement (BEI), la mobilisation des fonds structurels non utilisés et la création d'une taxe sur les transactions financières en Europe.
Mis à part les euro-obligations, "Français et Allemands ne sont plus très éloignés, on le voit bien dans les déclarations récentes" faites par des responsables français, souligne la source européenne interrogée, faisant allusion aux promesses de MM. Hollande et Moscovici de respecter l'orthodoxie budgétaire chère à Mme Merkel.
A Paris, on estime que cet engagement répété permettra d'obtenir des concessions de Berlin sur la croissance.
Le sujet semble en tout cas plus pressant que jamais: les dernières prévisions de l'OCDE publiées mardi prévoient une zone euro "sans croissance" cette année, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a appelé les dirigeants de la zone euro à "faire plus pour soutenir la croissance, en particulier par l'intermédiaire de réformes structurelles".
En attendant, les Européens pourront se prévaloir mercredi d'un accord trouvé mardi entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen sur un programme pilote visant à financer des grands projets d'infrastructures.
Ces premiers "project bonds" bénéficieront de 230 millions de fonds européens non utilisés. Par un effet multiplicateur, avec le concours de la BEI et de financements privés, ils devraient permettre de mobiliser jusqu'à 4,5 milliards d'euros, selon la Commission.
Il n'y a "pas de recette miracle" pour la croissance "sinon nous l'aurions déjà mise en oeuvre", a souligné devant le Parlement européen à Strasbourg le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, qui a également réaffirmé la solidarité de la Commission avec la Grèce, autre grand sujet qui viendra sur la table des 27 mercredi, probablement au dessert.
M. Van Rompuy pourrait évoquer le sujet dans sa conférence de presse finale si les dirigeants européens expriment un point de vue commun sur le sujet, selon une source européenne proche du dossier.
En attendant les élections du 17 juin, "il faut que les Européens définissent un cap" et envoient à la Grèce "un message cohérent", souligne une des sources interrogées.
Le sommet de mercredi devrait aussi aborder la question de la santé des banques espagnoles, sur fond d'inquiétude des marchés.

Economie/Finances
Avant le sommet européen, les euro-obligations divisent toujours ...Italie: état de catastrophe naturelle après le séisme, visite de Monti
22/05 | 15h30 GMT

©AFP / Giuseppe Cacace
L'état de catastrophe naturelle a été proclamé mardi dans la région du nord-est de l'Italie frappée par le séisme de dimanche où plus de 5.000 personnes, sans toit ou réticentes à l'idée de rentrer chez elles, sont hébergées dans des campements de fortune.

©AFP / Giuseppe Cacace
Des personnes sinistrées dans un refuge après le séisme à Finale Emilia, le 21 mai 2012 en Italie
ROME (AFP) - L'état de catastrophe naturelle a été proclamé mardi dans la région du nord-est de l'Italie frappée par le
Le conseil des ministres, réuni dans l'après-midi à Rome, a décrété pour une durée de 60 jours l'état de catastrophe naturelle dans la zone située entre Modène et Ferrare, afin d'accélérer les procédures administratives pour la reconstruction et l'aide aux sinistrés.
Il a aussi affecté 50 millions d'euros dans un premier temps aux opérations d'aide et d'assistance dans cette zone, selon un communiqué du gouvernement italien. En outre, les propriétaires d'habitations et d'entreprises endommagées dans la zone seront provisoirement exonérés de la taxe immobilière.

©AFP / Pierre Teyssot
La tour de l'horloge détruite par le séisme qui a touché la région de Ferrare, le 20 mai 2012 à Finale Emilia
Plus de cinquante secousses de magnitude supérieure à 2 ont été enregistrées depuis lundi à 20H00 GMT, dont deux qui ont dépassé la magnitude 3, selon le département de sismologie de l'Institut de géophysique italien (INGV).
Nombreux sont les évacués qui ont passé la nuit dans leurs voitures, garées sur des parkings de supermarchés ou des places publiques, le plus loin possible de tout immeuble, de crainte que des murs ne s'écroulent. D'autres ont été hébergés dans des centres d'accueil improvisés dans des salles des fêtes, des gymnases ou sous des tentes.
"Jusqu'à présent, le pourcentage de maisons jugées inhabitables est extrêmement bas", a déclaré Demetrio Egidi, directeur de la protection civile en Emilie-Romagne, la région touchée par le séisme, pendant que de nombreuses équipes de pompiers et d'ingénieurs effectuent sans discontinuer des contrôles sur les
habitations
.
"Nous espérons qu'une fois tranquillisées d'un point de vue psychologique, de nombreuses personnes rentreront dans leurs propres maisons", a-t-il ajouté, précisant que, de toute manière, la protection civile avait organisé des campements de fortune permettant d'accueillir jusqu'à 5.800 personnes.

©AFP
Carte de localisation de la région d'Emilie-Romagne où a eu lieu un tremblement de terre
Selon la protection civile, environ 5.300 personnes ne dorment pas actuellement chez elles et reçoivent une assistance.
- contestation -
Le chef du gouvernement italien Mario Monti, qui s'est rendu dans la matinée dans la zone, a été conspué par une dizaine de personnes dans la bourgade de Sant'Agostino, la plus touchée par le séisme de dimanche, où il était venu exprimer la solidarité du gouvernement.
Ces personnes l'ont hué et sifflé pour, ont-elles expliqué, contester le niveau élevé des taxes et autres impôts en Italie, entrée en récession fin 2011 et à laquelle il a appliqué une sévère cure d'austérité.
"Voleurs, honte à vous, restez chez vous !", a crié une habitante de cette localité d'environ 6.000 habitants au coeur de la riche région industrielle et agricole touchée par le séisme.
M. Monti a souligné vouloir, par sa visite, manifester "la solidarité du gouvernement à ces familles, à toute la population qui a été dureme
©AFP
Séisme en Italie: 4.000 déplacés et 24 répliques dans la nuit. Durée: 01:15
nt touchée aussi bien d'un point de vue émotif que dans ses activités quotidiennes".
Le séisme a provoqué pour plusieurs "centaines de millions d'euros" de dégâts dans l'industrie de cette région très dynamique, selon le patronat loca D'après elle, 200 entreprises de la région ont durement souffert et au moins 2.000 salariés vont se retrouver aul.
"Les dommages directs aux entreprises ne sont pas inférieurs à plusieurs centaines de millions d'euros", a estimé lundi soir la branche locale de l'organisation patronale Confindustria. chômage technique ces prochaines semaines.
Le quotidien économique Il Sole 24 Ore évalue le montant des dégâts infligés à l'économie locale à 500 millions d'euros.

Monde
Italie: état de catastrophe naturelle après le séisme, visite de ...Des outils basés sur l'ADN pour tracer l'origine des poissons et lutter contre la pêche illégale
22/05 | 15h20 GMT

©AFP/Archives / Philippe Huguen
Des marqueurs génétiques basés sur les méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature Communications.

©AFP/Archives / Philippe Huguen
Des poissons sur un étal
PARIS (AFP) - Des marqueurs génétiques basés sur les méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature Communications.
La pêche illicite ou non déclarée, qui représente jusqu'à un quart des prises, joue un rôle important dans la surexploitation des stocks de poissons mondiaux.
Des certificats de capture précisant l'espèce et la région d'origine sont désormais exigés pour les poissons et produits dérivés commercialisés au sein de l'UE. Mais il manque encore les moyens de contrôler de façon indépendante ces certificats.
"Dans certaines circonstances, en particulier pour les poissons transformés ou cuits, il peut être très difficile d'identifier les espèces, et encore davantage leur origine", a souligné un des chercheurs, le Pr Gary Carvalho (Université de Bangor, Royaume-Uni), coordinateur du projet FishPopTrace.
L'équipe internationale de scientifiques a développé des outils d'analyse ADN (SNP ou polymorphisme mononucléotidique), utilisables pour tracer l'origine du poisson tout au long de son parcours, "du filet de pêche à l'assiette".
Les chercheurs ont montré l'efficacité de leur méthode sur quatre espèces commerciales européennes, la morue de l'Atltantique, le hareng de l'Atlantique, la sole commune et le merlu européen, toutes menacées par la surpêche. Ils ont découvert que l'origine des poissons pouvait être attribuée correctement avec une fiabilité de 93% à 100%.
Selon les chercheurs, cette méthode peut être développée ultérieurement pour les autres espèces de poisson.
Récemment, la coalition d'associations Ocean2012 a affirmé que les professionnels du marché de la pêche n'hésitaient pas à vendre des poissons de moindre qualité faussement étiquetés, pour faire face à l'épuisement des stocks du fait de la surpêche.
Selon cette alliance, 28% des poissons vendus en Irlande sous l'appellation "morue" n'en sont pas. Il s'agit en réalité de lieu jaune, de lieu noir ou de merlan portant des étiquettes frauduleuses.
En Espagne, un tiers des poissons vendus sous l'étiquette "merlu" sont en fait une variété de second rang pêchée dans les eaux africaines, selon des études menées par l'université espagnole d'Oviedo.



