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Avant le sommet européen, les euro-obligations divisent toujours Paris et Berlin
22/05 | 16h26 GMT
BRUXELLES (AFP) - Français et Allemands continuaient mardi d'afficher leur désaccord sur la création d'
BRUXELLES (AFP) - Français et Allemands continuaient mardi d'afficher leur désaccord sur la création d'
Dans son invitation aux chefs d'Etat et de gouvernement des 27, le président de l'UE, Herman Van Rompuy, les a encouragés à évoquer mercredi "sans tabou" les différentes options pour relancer la croissance en Europe, dans l'optique du sommet des 28 et 29 juin.
Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, le prenant au mot, a rappelé lundi que Paris allait "mettre sur la table" toutes les solutions, laissant entendre que le président François Hollande pourrait plaider pour la création d'euro-obligations.
M. Hollande peut profiter de la dynamique créée en faveur de la relance de la croissance, dans la foulée de son élection, estime une source européenne sous couvert d'anonymat. "Le G8 s'est plutôt bien passé pour lui, on sent qu'il y a un souffle, il a le vent en poupe", relève cette source.
Mais Berlin a aussitôt réaffirmé, en termes clairs et nets, son refus d'un tel instrument. "C'est notre position ferme et cela le sera aussi en juin", a déclaré mardi un responsable du gouvernement allemand, rappelant que ces euro-obligations, des titres de dettes communs à tous les pays de la zone euro, avec un seul taux d'intérêt et destinés à financer les budgets nationaux, sont illégales au regard des traités européens.
La position allemande ne semble toutefois pas décourager M. Moscovici, qui reconnaît un "désaccord majeur" sur ce sujet, mais souligne aussi qu'il existe "des compromis possibles".
Ces compromis porteraient sur plusieurs propositions faites par la Commission européenne et reprises par M. Hollande, comme l'augmentation du capital de la Banque européenne d'investissement (BEI), la mobilisation des fonds structurels non utilisés et la création d'une taxe sur les transactions financières en Europe.
Mis à part les euro-obligations, "Français et Allemands ne sont plus très éloignés, on le voit bien dans les déclarations récentes" faites par des responsables français, souligne la source européenne interrogée, faisant allusion aux promesses de MM. Hollande et Moscovici de respecter l'orthodoxie budgétaire chère à Mme Merkel.
A Paris, on estime que cet engagement répété permettra d'obtenir des concessions de Berlin sur la croissance.
Le sujet semble en tout cas plus pressant que jamais: les dernières prévisions de l'OCDE publiées mardi prévoient une zone euro "sans croissance" cette année, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a appelé les dirigeants de la zone euro à "faire plus pour soutenir la croissance, en particulier par l'intermédiaire de réformes structurelles".
En attendant, les Européens pourront se prévaloir mercredi d'un accord trouvé mardi entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen sur un programme pilote visant à financer des grands projets d'infrastructures.
Ces premiers "project bonds" bénéficieront de 230 millions de fonds européens non utilisés. Par un effet multiplicateur, avec le concours de la BEI et de financements privés, ils devraient permettre de mobiliser jusqu'à 4,5 milliards d'euros, selon la Commission.
Il n'y a "pas de recette miracle" pour la croissance "sinon nous l'aurions déjà mise en oeuvre", a souligné devant le Parlement européen à Strasbourg le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, qui a également réaffirmé la solidarité de la Commission avec la Grèce, autre grand sujet qui viendra sur la table des 27 mercredi, probablement au dessert.
M. Van Rompuy pourrait évoquer le sujet dans sa conférence de presse finale si les dirigeants européens expriment un point de vue commun sur le sujet, selon une source européenne proche du dossier.
En attendant les élections du 17 juin, "il faut que les Européens définissent un cap" et envoient à la Grèce "un message cohérent", souligne une des sources interrogées.
Le sommet de mercredi devrait aussi aborder la question de la santé des banques espagnoles, sur fond d'inquiétude des marchés.
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Ayrault présentera mercredi en Conseil des ministres un "calendrier social"
22/05 | 14h14 GMT
PARIS (AFP) - Jean-Marc Ayrault a indiqué mardi qu'il présenterait lors du Conseil des ministres de mercredi le "calendrier social" pour les semaines à venir, ainsi que "la méthode de concertation", soulignant que le gouvernement était déjà "en action" et le "changement perceptible".
PARIS (AFP) - Jean-Marc Ayrault a indiqué mardi qu'il présenterait lors du Conseil des ministres de mercredi le "calendrier social" pour les semaines à venir, ainsi que "la méthode de concertation", soulignant que le gouvernement était déjà "en action" et le "changement perceptible".
Devant la presse, Jean-Marc Ayrault avait auparavant signalé que les décrets d'attribution des ministres seraient pris lors de ce même Conseil.
"Ma volonté rejoint celle du président de la République. Nous voulons remettre la France en mouvement. (...) J'annoncerai demain (mercredi) à l'occasion du Conseil des ministres le calendrier social", a-t-il ensuite affirmé devant les députés socialistes, lors d'une brève introduction ouverte à la presse.
"Je crois à l'utilité des corps intermédiaires", a ajouté le Premier ministre, notant qu'il préciserait également mercredi "la méthode sur la concertation". Il a aussi évoqué "le respect qui vaut pour les représentants de la société civile", "pour le Parlement comme pour tous les élus de notre territoire".
Au côté de la première secrétaire Martine Aubry et devant plusieurs ministres députés sortants, Jean-Marc Ayrault a souligné que "le président comme le gouvernement" s'était déjà "mis en action".
"Le changement, il est déjà perceptible. Le climat du débat politique a vraiment changé", a-t-il avancé.
Dans la foulée du séjour aux Etats-Unis de François Hollande, qui a participé à des sommets du G8 et de l'Otan et a rencontré Barack Obama, M. Ayrault a assuré que "les lignes bougent" et que "la parole de la France est entendue".
Le chef du gouvernement a dramatisé l'enjeu des législatives des 10 et 17 juin, en ciblant le risque d'une cohabitation en cas de succès de la droite.
Il a évoqué, dans ce cas de figure, "l'affaiblissement de la France face à nos partenaires en Europe et dans le monde" et "surtout l'application du programme de la droite (...) qui prévoit dès l'automne prochain une augmentation de la TVA", ou encore, selon lui, une nouvelle baisse des effectifs dans l'Education. "Et puis ça serait aussi l'austérité généralisée", a-t-il fait valoir.
"Voilà ce que nous avons à répéter et ce que nous allons répéter jour après jour" durant la campagne, a-t-il affirmé, plaidant pour "une "majorité parlementaire, forte, solide et cohérente" à l'issue du scrutin.
L'ancien patron des députés socialistes a également évoqué le "bonheur" qu'il avait connu en conduisant leurs travaux "pendant trois législatures", soit 15 ans.
Jean-Marc Ayrault a en outre salué "le dévouement et le désintéressement" de Martine Aubry, qui venait de louer les débuts du gouvernement et d'argumenter sur l'importance d'un succès "le plus large possible" en juin.
"En quelques jours, le gouvernement, le président ont montré non seulement que le changement était possible, mais qu'il est déjà là", a estimé Mme Aubry.
"Maintenant il faut donner l'élan", a-t-elle argué. Parlant de "message clair et simple", la maire de Lille a prévenu qu'en l'absence de "majorité à l'assemblée, le changement est fini".
Réaffirmant sa loyauté, une semaine après être restée à la porte du gouvernement, Martine Aubry a souligné: "Quand on joue collectif, on gagne. Si on ne joue pas collectif, on ne gagne pas".
Politique
Ayrault présentera mercredi en Conseil des ministres un "calendrier ...Angleterre: Drogba choisit de quitter Chelsea en pleine gloire
22/05 | 15h35 GMT
LONDRES (AFP) - Didier Drogba a choisi de quitter Chelsea en pleine gloire, quelques jours après avoir donné au club anglais, dont il portait les couleurs depuis huit ans, son premier titre en Ligue des champions.
LONDRES (AFP) - Didier Drogba a choisi de quitter Chelsea en pleine gloire, quelques jours après avoir donné au club anglais, dont il portait les couleurs depuis huit ans, son premier titre en Ligue des champions.
"Avec cette équipe, nous avons gagné tous les trophées possibles. La décision a été difficile à prendre, mais il était temps pour moi d'aller vers de nouveaux défis", a déclaré l'Ivoirien, âgé de 34 ans.
Samedi dernier, l'attaquant avait été le grand artisan de la victoire en finale sur le Bayern Munich. Auteur de l'égalisation d'un somptueux coup de tête à deux minutes de la fin (1-1), il avait également pris la responsabilité de frapper le dernier lors de la séance de tirs au but victorieuse (4-3 aux t.a.b.).
Drogba a d'abord cherché à prolonger son contrat avec Chelsea, qui expire en juin, mais les négociations ont achoppé sur la durée d'un nouvel engagement.
Le club a reconnu mercredi que le dénouement était connu depuis longtemps mais avait été tenu secret pour ne pas perturber le groupe avant la finale.
"Je voulais mettre fin aux spéculations", a déclaré le joueur, qui avait raconté à l'hebdomadaire France Football comment il avait annoncé son départ à ses coéquipiers, avant de fondre en larmes, à l'issue du défilé de la victoire dimanche dans les rues de Londres.
Drogba quitte les "Blues" à la tête d'un formidable palmarès.
Depuis son arrivée de Marseille en 2004, l'ancien joueur du Mans et de Guingamp a gagné trois fois le Championnat d'Angleterre, quatre fois la FA Cup et deux fois la Coupe de la Ligue.
La Ligue des champions est tombée dans son escarcelle à sa huitième tentative, au moment où on l'attendait le moins, car Chelsea venait de vivre sa pire saison en Premier League depuis dix ans avec une sixième place.
"Didier est indiscutablement une légende du Chelsea et il restera à jamais un membre de la famille", a déclaré le directeur général Ron Gourlay, résumant le sentiment de tous les supporteurs des "Blues".
En huit saisons à Stamford Bridge et 341 rencontres disputées pour Chelsea, Drogba a marqué 157 buts, dont 34 en Ligue des champions, record du club. Il a été deux fois meilleur buteur du Championnat d'Angleterre (2007, 2010).
Cette saison, son influence avait nettement diminué en termes statistiques. Avec treize buts marqués, il est resté très loin du grand cru 2009-2010 (38 buts) et même en-dessous de l'exercice précédent, pourtant perturbé par une grave crise de malaria à l'automne 2010.
Mais l'attaquant est resté l'homme des grands rendez-vous et c'est toujours à sa puissance et à son sens du but que l'entraîneur Roberto Di Matteo s'en est remis pour faire la différence dans les matches cruciaux de la fin de saison, de préférence à Fernando Torres.
L'Italien n'a pas été déçu car l'Africain a marqué des buts cruciaux en demi-finale aller de la Ligue des champions contre Barcelone (1-0), en finale de la Coupe d'Angleterre le 5 mai contre Liverpool à Wembley, l'un de ses stades fétiches où il a fait mouche huit fois en huit matches, puis samedi à Munich.
Comme touché par la grâce, il a aussi provoqué deux penalties contre Barcelone et contre le Bayern... que Lionel Messi et Arjen Robben ont manqué.
Drogba n'a pas donné d'indication sur sa future destination, mais la presse anglaise le voit suivre le même chemin que Nicolas Anelka vers le club chinois de Shanghai Shenhua, qui lui aurait fait une offre mirobolante.
Sport
Angleterre: Drogba choisit de quitter Chelsea en pleine ...Des outils basés sur l'ADN pour tracer l'origine des poissons et lutter contre la pêche illégale
22/05 | 15h20 GMT
PARIS (AFP) - Des marqueurs génétiques basés sur les méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature Communications.
PARIS (AFP) - Des marqueurs génétiques basés sur les méthodes d'analyse les plus récentes peuvent permettre de déterminer avec une précision médico-légale l'origine des poissons, et ainsi contribuer à la lutte contre la pêche illégale, selon une étude publiée mardi dans Nature Communications.
La pêche illicite ou non déclarée, qui représente jusqu'à un quart des prises, joue un rôle important dans la surexploitation des stocks de poissons mondiaux.
Des certificats de capture précisant l'espèce et la région d'origine sont désormais exigés pour les poissons et produits dérivés commercialisés au sein de l'UE. Mais il manque encore les moyens de contrôler de façon indépendante ces certificats.
"Dans certaines circonstances, en particulier pour les poissons transformés ou cuits, il peut être très difficile d'identifier les espèces, et encore davantage leur origine", a souligné un des chercheurs, le Pr Gary Carvalho (Université de Bangor, Royaume-Uni), coordinateur du projet FishPopTrace.
L'équipe internationale de scientifiques a développé des outils d'analyse ADN (SNP ou polymorphisme mononucléotidique), utilisables pour tracer l'origine du poisson tout au long de son parcours, "du filet de pêche à l'assiette".
Les chercheurs ont montré l'efficacité de leur méthode sur quatre espèces commerciales européennes, la morue de l'Atltantique, le hareng de l'Atlantique, la sole commune et le merlu européen, toutes menacées par la surpêche. Ils ont découvert que l'origine des poissons pouvait être attribuée correctement avec une fiabilité de 93% à 100%.
Selon les chercheurs, cette méthode peut être développée ultérieurement pour les autres espèces de poisson.
Récemment, la coalition d'associations Ocean2012 a affirmé que les professionnels du marché de la pêche n'hésitaient pas à vendre des poissons de moindre qualité faussement étiquetés, pour faire face à l'épuisement des stocks du fait de la surpêche.
Selon cette alliance, 28% des poissons vendus en Irlande sous l'appellation "morue" n'en sont pas. Il s'agit en réalité de lieu jaune, de lieu noir ou de merlan portant des étiquettes frauduleuses.
En Espagne, un tiers des poissons vendus sous l'étiquette "merlu" sont en fait une variété de second rang pêchée dans les eaux africaines, selon des études menées par l'université espagnole d'Oviedo.
Science
Des outils basés sur l'ADN pour tracer l'origine des poissons et lutter contre la pêche ...Avant le sommet européen, les euro-obligations divisent toujours Paris et Berlin
22/05 | 16h26 GMT
BRUXELLES (AFP) - Français et Allemands continuaient mardi d'afficher leur désaccord sur la création d'
BRUXELLES (AFP) - Français et Allemands continuaient mardi d'afficher leur désaccord sur la création d'
Dans son invitation aux chefs d'Etat et de gouvernement des 27, le président de l'UE, Herman Van Rompuy, les a encouragés à évoquer mercredi "sans tabou" les différentes options pour relancer la croissance en Europe, dans l'optique du sommet des 28 et 29 juin.
Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, le prenant au mot, a rappelé lundi que Paris allait "mettre sur la table" toutes les solutions, laissant entendre que le président François Hollande pourrait plaider pour la création d'euro-obligations.
M. Hollande peut profiter de la dynamique créée en faveur de la relance de la croissance, dans la foulée de son élection, estime une source européenne sous couvert d'anonymat. "Le G8 s'est plutôt bien passé pour lui, on sent qu'il y a un souffle, il a le vent en poupe", relève cette source.
Mais Berlin a aussitôt réaffirmé, en termes clairs et nets, son refus d'un tel instrument. "C'est notre position ferme et cela le sera aussi en juin", a déclaré mardi un responsable du gouvernement allemand, rappelant que ces euro-obligations, des titres de dettes communs à tous les pays de la zone euro, avec un seul taux d'intérêt et destinés à financer les budgets nationaux, sont illégales au regard des traités européens.
La position allemande ne semble toutefois pas décourager M. Moscovici, qui reconnaît un "désaccord majeur" sur ce sujet, mais souligne aussi qu'il existe "des compromis possibles".
Ces compromis porteraient sur plusieurs propositions faites par la Commission européenne et reprises par M. Hollande, comme l'augmentation du capital de la Banque européenne d'investissement (BEI), la mobilisation des fonds structurels non utilisés et la création d'une taxe sur les transactions financières en Europe.
Mis à part les euro-obligations, "Français et Allemands ne sont plus très éloignés, on le voit bien dans les déclarations récentes" faites par des responsables français, souligne la source européenne interrogée, faisant allusion aux promesses de MM. Hollande et Moscovici de respecter l'orthodoxie budgétaire chère à Mme Merkel.
A Paris, on estime que cet engagement répété permettra d'obtenir des concessions de Berlin sur la croissance.
Le sujet semble en tout cas plus pressant que jamais: les dernières prévisions de l'OCDE publiées mardi prévoient une zone euro "sans croissance" cette année, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a appelé les dirigeants de la zone euro à "faire plus pour soutenir la croissance, en particulier par l'intermédiaire de réformes structurelles".
En attendant, les Européens pourront se prévaloir mercredi d'un accord trouvé mardi entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen sur un programme pilote visant à financer des grands projets d'infrastructures.
Ces premiers "project bonds" bénéficieront de 230 millions de fonds européens non utilisés. Par un effet multiplicateur, avec le concours de la BEI et de financements privés, ils devraient permettre de mobiliser jusqu'à 4,5 milliards d'euros, selon la Commission.
Il n'y a "pas de recette miracle" pour la croissance "sinon nous l'aurions déjà mise en oeuvre", a souligné devant le Parlement européen à Strasbourg le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, qui a également réaffirmé la solidarité de la Commission avec la Grèce, autre grand sujet qui viendra sur la table des 27 mercredi, probablement au dessert.
M. Van Rompuy pourrait évoquer le sujet dans sa conférence de presse finale si les dirigeants européens expriment un point de vue commun sur le sujet, selon une source européenne proche du dossier.
En attendant les élections du 17 juin, "il faut que les Européens définissent un cap" et envoient à la Grèce "un message cohérent", souligne une des sources interrogées.
Le sommet de mercredi devrait aussi aborder la question de la santé des banques espagnoles, sur fond d'inquiétude des marchés.



